Il y a un moment maintenant, je me demandais où j’en étais après un an passé comme freelance. Ayant posté cet article il y a plus de 2 ans maintenant, je voulais mettre un peu à jour ma situation et mon « évolution » par rapport au(x) métier(s).

Mais, pourquoi ?

EI pour Entreprise Individuelle. Pour rappel, je suis resté un moment en statut auto-entrepreneur, mais avec 2016, j’ai décidé de changer un peu, la limitation du plafond étant ma principale motivation. J’ai donc passé le cap. Le changement n’était pas très rude dans la mesure où, dans l’absolu, un auto-entrepreneur est déjà une EI. Il suffit juste de changer de régime fiscal (sous le régime de « la déclaration contrôlée« , l’équivalent du régime réel, mais pour les professions libérales). Enfin, « juste »… Non c’est pas simple, il faut être accompagné (comptable, échanges avec les impôts, le RSI, l’URSSAF), mais ça doit être une des démarches administratives « entrepreunariales » les plus simples (j’aime voir les choses du bon côté).

Quels changements ?

Fin du 2ème mois sous ce régime, qu’est-ce qui a changé au jour le jour ? Quasiment rien. Je dois juste ranger mes factures (recettes ou dépenses) dans des chemises et les donner à mon comptable à la fin du mois (dans la mesure où je suis désormais soumis à la TVA). D’un autre côté, paradoxalement, j’y ai trouvé une étonnante souplesse.

On verra à la fin de l’année, je ferrai un edit si besoin :)

Les avantages ?

Plus à penser en terme de plafond sur l’année, plus à se dire « ok, mais demain, le gouvernement risque de changer mes conditions de travail, etc.« , juste à travailler et renseigner une comptabilité.

Le côté déduction des frais professionnels se révèle également beaucoup plus logique que prévu, même dans mon cas (peu de frais) : si j’ai une dépense lié à mon activité professionnelle, elle est comptabilisée et fiscalisée comme telle.

Les inconvénients ?

Comme toutes les entreprises à part l’auto-entrepreneur, l’EI est plus lourdement fiscalisée. Mais pas tant que ça. Finalement, le principe d’être fiscalisé que sur les bénéfices (charges sociales, impôt sur le revenu, etc.), ça implique que tout ce qui est passé en frais ne l’est pas. Selon les simulations faites avec mon comptable, on arrive autour de ~30% d’impôts sur le bénéfice prévisionnel, contre ~25% en auto-entrepreneur.

C’est un système qui impose une plus grande rigueur comptable, mais bon, finalement, c’est le travail du comptable (qu’il faut payer, d’accord, mais je vois pas comment s’en passer).

Dernier point noir et non le moindre : on est beaucoup plus soumis aux possibles erreurs des différentes administration. Entre le RSI, l’URSSAF et les impôts, tout le monde peut venir vers vous (à tort ou à raison) et on peut passer beaucoup de temps à dialoguer avec ces différentes administrations. Là où l’auto-entrepreneur n’a qu’un interlocuteur : l’URSSAF (qui, globalement, est un orgranisme qui fait plutôt bien son boulot, comparé au RSI, par exemple).

Il y a du pour, du contre, mais finalement, pour quelqu’un qui y allait plutôt à reculons, je préfère nettement ma situation actuelle, je me sens un peu plus libre dans mes projets pro et perso. Libre de mettre en place de nouvelles choses, libre d’essayer (quitte à me planter), mais cette liberté, de ma maigre expérience, je ne l’avais pas en auto-entrepreneur.